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Collaboration

Collaboration: généralités
Après la deuxième guerre mondiale, il était important que l'Europe puisse satisfaire elle-même à ses besoins. Avec pour résultat une forte augmentation de la mécanisation et donc de la production. De plus en plus, cette production devint surabondante et conduisit à ces phénomènes que l’on connaît de "montagnes de beurre" et d’«océans de lait" déversés. Simultanément, une tendance nouvelle apparut où le consommateur se mit à faire part de ses désirs et à ne plus acheter automatiquement ce qui lui était proposé. Ce fut de plus en plus la demande qui détermina l'offre.

Collaboration horizontale: les jardineries
On parle de collaboration horizontale lorsque des entreprises actives au même stade de la production collaborent ensemble. La collaboration horizontale des jardineries s'est considérablement développée ces 20 dernières années. Un début prudent vit le jour en 1965 avec la Dutch Garden Centre Association, mais le pas décisif fut accompli en 1979 avec la création de Covatuin BV, une association de collaboration commerciale de (à l'époque) 48 jardineries, qui constatèrent qu'acheter ensemble offrait beaucoup d'avantages.

Suite à un certain nombre de changements sociaux, beaucoup de ces jardineries avaient déjà connu une forte croissance. A l'origine, beaucoup de ces entreprises étaient des pépinières ou des jardins. Avec l'augmentation du temps libre (le congé du samedi fut introduit dans les années soixante), ces entreprises durent faire face à des besoins changeants de la part des consommateurs. De plus en plus, le jardin fut considéré comme une extension du cadre de vie, dans laquelle il fallait investir. Avec pour conséquence la nécessité d'augmenter l'assortiment des jardineries. Or, c'est justement l'augmentation de l'assortiment et donc du volume, qui rend les achats groupés avantageux.

Avec les débuts de Covatuin, une formule de vente fut également créée et le nom de 'Intratuin' était né. En 2002, Intratuin devint une 'formule franchisée' qui fournit des services aux entrepreneurs individuels qui peuvent aussi utiliser le nom d'Intratuin.

Les avantages des achats groupés furent reconnus par un certain nombre d'autres entrepreneurs non affiliés à Covatuin et en 1986 la société Vesatuin BV vit le jour

En 1989, une deuxième formule de vente fut créée au sein de Covatuin: 'EuropaTuin'. Sur le modèle d'Intratuin. Vesatuin ne resta pas inactive non plus et trois ans plus tard, en 1992, la formule de vente ‘GroenRijk’ était née.

Pour les entrepreneurs qui souhaitaient commercialiser leurs produits sous leur propre nom et n'avaient pas besoin d'une formule de vente, deux alternatives étaient possibles: soit rester totalement indépendant, soit utiliser les services d'un groupement d'achats. Au sein de Covatuin il s'agissait de Tuinspectrum et au sein de Vesatuin il s'agissait de Vesatuin Verkoop Groep (VVG) — pour les ventes— ou de Vesatuin Inkoop Groep (VIG) — pour les achats. Dans un certain nombre de cas, les entrepreneurs peuvent profiter des facilités de marketing.

Durant les années 90, davantage d'associations d’entrepreneurs furent créées, notamment Garden Masters et Groengilde.

Vers la fin des années 90, il apparut que les formes de collaboration devaient se repositionner, sous la pression d'une concurrence de plus en plus forte. Un positionnement qui, parfois, ne pouvait être atteint qu'au moyen d'une indépendance totale. C’est ainsi que Intratuin s'est détachée de Covatuin.

Collaboration horizontale: création de succursales
Ces 10 dernières années, la création de succursales connut un plus grand essor. Un essor suscité par le désir de certains entrepreneurs de s’agrandir, afin de devancer la concurrence ou d'augmenter le volume cultivé, et la nécessité pour d'autres d’arrêter leurs activités professionnelles.
Ranzijn Tuin & Dier (7 sites), Overvecht (11 établissements) et Bos Dier & Tuin (4 établissements) sont des exemples de la première catégorie. L'expansion s'effectua le plus souvent par l'acquisition de sociétés existantes et, occasionnellement, par de nouvelles constructions.
Avec l'augmentation des créations de succursales, des formules de vente comme Intratuin, EuropaTuin et GroenRijk doivent nécessairement conserver leurs entrepreneurs indépendants (lire : leurs lieux d’implantation) pour l'avenir. Avec pour conséquence des contrats plus rigoureux pour les entrepreneurs, afin d'éviter qu'ils ne soient débauchés par la concurrence. Lorsqu'une jardinerie "sous formule franchisée" menace d'être vendue, les collègues affiliés à ladite formule ont une "priorité d'achat". Ce qui conduit à une création de dépendances supplémentaires, au sein de la formule de vente. Il y a à présent des entrepreneurs d'Intratuin qui possèdent trois jardineries. La formule de vente n'est pas en reste : dans certains cas, la jardinerie elle-même est exploitée.

Collaboration horizontale: combinaison magasin de bricolage et jardinerie
Aux Pays-Bas, les "magasins combinés" : magasin de bricolage et jardinerie, étaient un phénomène nouveau en 1993. Depuis, près de 10 ans plus tard, ce modèle s'affirme, après avoir connu quelques hésitations. Après Marktkauf et Wirichs qui ont donné le départ dans les années 90, ce sont maintenant Praxis et Hornbach qui donnent le ton. En 2001, Hornbach créa une petite révolution en acquérant deux affiliés d'Intratuin. Suite à quoi la pression sur la collaboration horizontale entre jardineries augmenta encore.

Collaboration verticale: la chaîne de production
La collaboration verticale elle aussi est sous pression : là où l’horticulture d'ornement était jusque récemment axée sur la production, est apparu progressivement un système où c'est le consommateur et sa demande qui commandent la chaîne. A cause de la demande des consommateurs, les cultivateurs, grossistes et détaillants doivent de plus en plus collaborer ensemble, afin de pouvoir réagir rapidement à cette demande. Concrètement, il apparaît de plus en plus clairement que le rendement du détaillant est compromis s'il ne peut satisfaire la demande. Twenthe Plant et Bunnik Plant constituent deux exemples représentatifs de collaboration verticale dans la chaîne de l’horticulture : ils peuvent satisfaire rapidement une demande. Hillhout est un cas typique de collaboration entre détaillant et fournisseur, dans le domaine des articles inanimés.

Le développement d'un code à barres unique pour les fleurs et plantes illustre bien la collaboration verticale que connaît la chaîne de l’horticulture et le fait que c'est la demande qui détermine l'offre. Avec tous les maillons de la chaîne de production, une approche systématique est développée, dans laquelle le point de vue du détaillant est déterminant et qui permettra, dans un avenir proche, de gérer électroniquement toutes les commandes et communications relatives aux fleurs et plantes. Ceci afin de maintenir élevés le rendement et la collaboration entre tous les maillons de la chaîne.

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